Consultation diététique en ligne
Consultation diététique par Diététiciens et Diététiciennes Nutritionnistes 

L'éducation du goût chez l'enfant

 
 

Bénéfices d’une alimentation variée

 

« Finis tes épinards ou tu n’auras pas de dessert ! »

Epinard

Il est souvent difficile de faire comprendre à un enfant tous les bénéfices d’une alimentation variée et équilibrée, incluant bien sûr la consommation de légumes verts.

Si ceux-ci sont synonymes d’aliments santé pour les adultes, il n’en est pas de même pour nos chères têtes blondes.

La majorité des enfants âgés de 3 à 7 ans environ passe par une période normale du développement appelée néophobie alimentaire. Il s’agit tout simplement de la peur de consommer des aliments nouveaux et donc inconnus, particulièrement les légumes verts. Il est néanmoins possible d’aider l’enfant à dépasser cette crainte et ainsi élargir son répertoire alimentaire. Patience et temps seront nécessaires, mais ça en vaut vraiment la peine, surtout que les bonnes habitudes se prennent tôt.

 

L’apprentissage dans la construction des goûts et dégoûts

 

Bébé, obésité enfant

L’apprentissage est le facteur le plus influent dans la construction des goûts et dégoûts alimentaires. Les goûts se transforment en effet tout au long de la vie. C’est ainsi que des aliments ou boissons initialement rejetés à l’enfance comme le café en viennent progressivement à être acceptés et même particulièrement appréciés. Si ça marche pour le café, ça marche aussi avec tous les aliments.

La familiarisation est la clé de cet apprentissage, c’est le résultat de la présentation répétée d’un aliment jusqu’à son acceptation. 

En pratique il suffit en moyenne de présenter un aliment sous une même forme (c'est-à-dire cuisiné de la même manière) 5 à10 fois pour que celui-ci finisse par être accepté. Mais il suffit de changer une seule caractéristique de l’aliment pour que celui-ci soit considéré comme différent.

 

Comment arriver à nos fins

 

Certaines conditions sont nécessaires au succès de la familiarisation :

Plus l’aliment nouveau peut être rapproché d’un aliment connu de l’enfant, plus la familiarisation sera facile et brève. Or les enfants sont moins capables que les adultes de ranger les aliments dans des classes, si bien que par exemple, choux-fleurs  persillés et choux-fleurs en gratin ne sont pas considérés comme un seul aliment par l’enfant.

Les aliments consommés dans un contexte chaleureux et familier, ou présentés comme récompense, sont plus appréciés. Le repas ne doit pas être vécu comme une contrainte, mais plutôt comme un moment de détente.

 

Concrêtement

 

manger, recettes La préparation du repas avec l’enfant peut s’avérer particulièrement ludique. Elle permet de mettre des mots sur des sensations, on apprend ainsi à l’enfant à exprimer ce qu’il ressent en d’autres termes que « c’est bon » ou « c’est pas bon ». De plus, il n’est pas rare de voir un enfant manger un plat qu’il a lui-même préparé alors qu’il y était totalement réfractaire auparavant.

L’aliment que l‘on veut introduire ne doit pas faire l’objet d’un dégoût trop important. Pour nous adultes, certaines représentations liées à notre culture nous empêchent de consommer tel aliment dans un pays en particulier. Par exemple nous ne consommons pas d’insectes alors qu’ils sont particulièrement appréciés dans d’autres régions du globe. Il en va de même chez les enfants, d’autant plus que nous ne percevons pas tous les saveurs avec la même intensité, ce qui peut parfois expliquer le rejet pour les aliments de saveur plus prononcée.

Enfin, il ne faut pas oublier l’influence prépondérante de l’imitation de l’entourage et des copains dans le processus de familiarisation. Les enfants cherchent en effet à s’intégrer en imitant leurs semblables. Si votre enfant « n’aime pas » les carottes mais qu’il mange avec un camarade qui en raffole, il est fort probable qu’il se mette lui aussi à goûter et même apprécier ce légume! 

 

En conslusion

 

Voici quelques petits conseils pour guider votre enfant vers une alimentation diversifiée.

  • C’est à vous et non pas à votre enfant de choisir le menu !
  • Eveiller la curiosité de votre enfant en l’emmenant au marché par exemple, en l’associant à la préparation du repas.
  • Présentez les aliments de manière attrayante, les légumes peuvent ainsi être présentés sous forme de purée, de gratins, en associations avec les féculents (pâtes, riz, pommes de terre…).
  • Ne forcez pas votre enfant à manger un aliment qu’il refuse, cela pourrait augmenter son dégoût.

Montrez vous-même l’exemple !

Article rédigé par Sandrine Chaudat Diététicienne Nutritionniste

 

 

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