Consultation diététique en ligne
Consultation diététique par Diététiciens et Diététiciennes Nutritionnistes 

L'impact des publicités de prévention nutritionnelle

 
 

Le PNNS (Programme National Nutrition Santé)

 
Tout le monde a déjà entendu au moins une fois ces slogans :
«  Pour bien grandir, ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé ! »
«  Mange au moins 5 fruits et légumes par jour ! »
« Evite de grignoter dans la journée ! » …
Ces messages sont l’initiative du PNNS, organisme de prévention en santé publique spécialisé dans le domaine de la nutrition.

Ces phrases font depuis plusieurs années parti de notre quotidien.

Elles sont diffusées en boucle lors des coupures pub et s'affichent en bas de chaque publicité alimentaire.

Elles nous aident à acquérir de bonnes habitudes, des réflexes applicables au quotidien. Le but est de guider chacun vers une alimentation équilibrée, favorisant une bonne santé.

On peut s'interroger sur divers points concernant ces slogans publicitaires
 

Ces messages sont-ils toujours bien compris ?

 
Ces messages doivent rester en tête et pour cela se doivent d'être concis et explicites.
Pourtant, certains d'entre eux amènent à se poser plusieurs questions :

« Mange au moins 5 fruits et légumes par jour »
Finalement qu'est-ce qu'un fruit ?
Une pastèque, une cerise et une clémentine ne sont pas équivalentes pourtant il s'agit bien de trois fruits !
Effectivement, en fait, il faut comprendre qu'un fruit ou un légume correspond à une portion d'environ 80 à 100g c'est à dire :
  • 1 tomate
  • 1 petite pomme
  • 1 coupelle de salade de fruits
  • 5 à 6 tomates cerises
  • 1 pleine poignée de haricots verts
  • 2 cuillères à soupes pleines d'épinards …
Doit-on comprendre dans ce message qu'il faut manger 5 fruits et 5 légumes par jour ?

Pas du tout, en fait, l'idéal est de consommer au moins 5 portions de fruits et/ou de légumes par jour, soit 3 à 500 g.

Votre journée peut être composée ainsi : une banane, une tomate en salade, un kiwi, une tranche de melon, 1 part de salade.
 

Ces messages ont-ils un effet « pervers » ?

 
On remarque que ces publicités présentent un aspect relativement négatif.
En effet, elles développent chez beaucoup de personnes une forte culpabilisation.
Les messages diffusés sont parfois pris très au sérieux ou mal compris et donc détournés de leur but initial.

Par exemple
, les aliments gras et sucrés sont diabolisés et on considère désormais qu'ils sont les seuls responsables de la prise de poids. On les catégorise comme des aliments interdits.

Or, aucun aliment en lui même ne fait grossir.
Ce sont les quantités trop excessives de chacun qui peuvent déséquilibrer l'alimentation et engendrer des problèmes de poids.
Des pommes consommées en quantité trop importante font autant grossir qu'une grande quantité de chocolat.

De plus, cette culpabilisation provoque parfois un hyper-contrôle alimentaire.
Une pression beaucoup trop forte plane sur l'alimentation et cela entraine des blocages.
C'est à dire qu'une personne souhaitant perdre du poids n'y arrivera pas même en adoptant une alimentation « parfaite ». L'action relève ici du domaine psychologique.
Le fait de relativiser son alimentation et de l'envisager sous l'angle du plaisir plutôt que de la punition permet souvent de régler beaucoup de problèmes liés au poids.

De plus, ces messages diffusés le plus souvent aux pauses publicitaires n'ont pas une grande cohérence car ils s'intercalent entre des réclames faisant souvent la promotion de nourriture grasse e et sucrée.
 

Information

 
Article rédigé par Charline Invernizzi, avril 2013

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